Je réalise mes rêves 🤩

Au pays des monastères

Lumbini. La ville de naissance de Bouddha. Le lieu de regroupement de nombreux monastères, vingt ou peut-être vingt-cinq. Je déambule, de monastères en monastères, ils sont tous tellement différents les uns des autres.

Atmosphère, ambiance, lumière, sonorité, senteur. Chacun m’offre une impression.

Par cette porte fermée, je regarde de jeunes moines, dans la cour le temps de la pause, qui jouent. Ils m’aperçoivent et rient entre eux, me sourient.

Des moines adultes

Je n’oublie pas de retirer mes chaussures dès l’entrée du site du monastère, même si il pleut 🙃 Les macaques se promènent aussi dans les allées, indifférents aux gens qui passent, au temps qui passe.
Les grues antigones, nombreuses au Népal, s’y trouvent paisibles.

Et pour me mettre dans l’ambiance, rien de mieux que de vivre au rythme d’un monastère. J’ai donc posé mes valises au monastère coréen.

Le mmonastère coréen

Dîner à 17h50. Chacun lave sa vaisselle ici. Puis j’assiste à la cérémonie louant Buddha.

La ssalle de cérémonie

La chambre est spartiate, la douche est froide, mais je trouve de quoi subvenir à tous mes besoins principaux et je n’ai besoin de rien de plus ! Ici encore, on vit au rythme du soleil. Je me lève à 5h50 pour le petit déjeuner, composé de riz et de légumes.


Et je me laisse porter par le flot de la vie, par le cours des événements, qui m’emmènent où bon leur semble, où bon il sera pour moi, où je serais bien restée.

Immersion dans une famille népalaise

De rencontres en rencontres, je me rends compte que l’histoire se crée parfois grâce à UNE seule rencontre. Et mon histoire est la réalisation d’un rêve. Un rêve formulé à demi-mot, de peur de ne pas être réalisé. Un rêve imaginé puis vécu comme un moment magique. Un moment d’échanges et de partage. De cultures, de vies, de visions et d’envies.

Je me retrouve donc à Sakardinhi. Dans la famille de Sagar. Je suis l’étrange étrangère, peut-être la première « blanche » à fouler le sol du village. Tout le monde est là pour m’accueillir, la famille, les tantes, les voisines. Ils m’observent, je souris de ces curiosités.
Meera me pare d’une robe népalaise, Rajkumari  me coiffe et me maquille. Nous sommes peut-être huit ou neuf dans la chambre. Certaines vont et viennent. Tout le monde veut voir. Me voir.
Je fais désormais partie des leurs.

Je suis Sundari pour eux (beautiful) mais des cheveux blancs ne sont pas dignes d’une lady… Je me prête au jeu et Pooja me refait une beauté. Elle prend soin de mes cheveux et aussi de mon visage, quel délice !

Les soins du corps laissent place au soin des plants

Je découvre la canne à sucre. Miam ! Pour choisir sa friandise, il faut suivre les fourmis. Plus vous en trouvez sur une canne plus vous êtes sûrs qu’elle est sucrée. Il faut la couper à la base puis retirer le haut qui servira de pâture aux chèvres. Ensuite, il faut avoir la technique pour la peler, avec les dents. Enfin, vous pouvez savourer et vous délecter de ce sucre, qui parfois vous coule le long de la main jusqu’au poignet, et ce pourquoi pas en regardant la rivière.

Les bananes me dévoilent ensuite leur secret. Le choix se fait en fonction de leur taille et leur couleur. Le bananier n’a qu’une seule vie alors il faut le couper, pour récupérer ses fruits et laisser la place aux bébés bananiers qui poussent déjà à ses pieds. Enfin, nous faisons des régimes de bananes et les laissons mûrir au soleil pendant trois ou quatre jours.

À table !

Le lait de la vache ayant nouvellement vêlé -jusqu’à dix jours après- est cuit pendant deux ou trois heures. Ici nous l’appelons Khowa. C’est un goût étrange mais pas désagréable. Tout comme le yaourt au lait de buffalo, fermenté naturellement.

Je découvre la fabrication et la cuisson des chapati, la confection du fameux rakshi et les repas à base de viande de chèvres. J’apprends la bonne façon de manger à la népalaise, avec les mains, les doigts tels une cuillère et le pouce introduisant les aliments dans la bouche. Mon assiette comprends plusieurs plats, je ne dois pas tout mélanger mais incorporer les aliments les uns avec les autres lorsque je vais manger. Je dois malaxer le riz et manger uniquement avec ma main droite (la gauche est celle qui sert à s’essuyer après les toilettes). Et je dois finir toute mon assiette !

Mes découvertes continuent

Ici on fait la vaisselle dehors, en pompant l’eau. Au même endroit où on lave le linge et où on se lave les pieds tout le temps. Vous me direz, on vit en tong ici, même avec des chaussettes, donc les pieds se salissent vite 😉
Baba – le père de la famille – a dû installer son lit dehors pour éviter que le veau ne se fasse manger par les chacals.
Minu didi tient son business devant la maison.

Nous traversons la rivière en bateau et je me demande encore comment nous n’avons pas coulés… Les mobylettes montent sur le pont, tout le monde s’entasse. Le coucher du soleil nous a surpris sur l’eau.

Une de mes balades me conduit…en Inde, tout à fait illégalement car je n’ai pas de visa ! Mais nous sommes à la campagne alors il n’y a pas de poste-frontière.

À mon tour, je leur fait découvrir un peu de ma Bretagne et de la France

Des crêpes 😍 Je confectionne la pâte avec le lait et le beurre de buffalo. Je n’ai pas de billig ni de poêle alors j’improvise : le plat des chapati devrait faire l’affaire. Je tâtonne sur le feu, me reprends plusieurs fois pour finalement y arriver, youpi ! Les voisins et amis en profitent à leur tour. Tout le monde s’en délecte. Ils veulent même que je recommence le lendemain ! Ce que je fait avec grand plaisir.

Ils me demandent un autre plat typique. Pas évident d’improviser un bœuf bourguignon ou une blanquette de veau… Je me rabat donc sur les French chips : les frites !


Je me sens chez moi ici et la famille de Sagar m’a adoptée. Funny aama me demande quand je vais revenir.

Aama – la mère de famille – m’appelle sa fille.
Ici ont vit juste ensemble. On s’entraide. Tout appartient à tout le monde. L’égo, ce « cher » Égo français, n’est pas de mise. Le jugement ne vaut pas. La honte ne tient pas. On donne son avis, on suit celui de l’autre, on réfute et finalement on rigole, tous ensemble. Même si l’on n’a pas de langue commune, qu’eux parlent népalais, moi français et un peu anglais.

Alors, Sagar, dherai dherai dhanyavad, MERCI !

Publié par Gwendoline

La vie s'écoule Telle une rivière Tantôt paisible Ou chahutée Faite de remous Nous éclabousse Impitoyable Semée d'obstacles Ou bien d'épreuves A vivre en jeux Pour s'éprouver Se découvrir Et puis en rire De joie de vivre De découvertes Et de rencontres A demi-mots Ou sincèrement A vivre à fond Au plus profond De tout notre être Et simplement ... vivre

2 commentaires sur « Je réalise mes rêves 🤩 »

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