
Mon aventure stambouliote prend fin cette nuit. Une semaine à être considérée comme une princesse par les Turcs. Une ville incroyable, improbable, qui me laisse indécise sur mon appréciation.
Je n’ai pas voulu écrire un article avant d’avoir fini mon tour de cette ville, j’avais besoin d’une vue d’ensemble.
Ses multiples visages
Le monde, le bruit, le reuz, c’est un capharnaüm
Le calme des multiples mosquées, grandiloquence apaisante
L’étouffement des vendeurs, leur insistance partout, l’étrangère blanche qui intrigue
Un grand respect pour l’Autre, pour les chats fort nombreux, et même les goélands ! Une gentillesse et un humour incontestables
Ça presse, ça pousse, ça court, les mosquées appellent à la prière dans toute la ville (dès 6h25 le matin !)
Ressourcement au hamman, une tasse de thé, pomme ou hibiscus, à toute heure
Ça marchande, ça brasse la Lira turque, ça « trompe » le touriste
Se prêter à ce jeu, négocier les prix, l’échange est garanti et le porte-monnaie remercie
Un repas à toute heure, du bœuf, de l’huile, du miel
Tu es mon invitée : Menemen, Baklava, Lahmacun, Künefe, Turkish kahve, shisha (whisky)
Teşekkür ederim Istanbul !

Silk carpet – Tapis de soie
Un art courant dans ce pays. Un business tout entier. J’ai rencontré des vendeurs de tapis. Ils m’ont parlé de cet art, m’ont montré leur savoir.
Le ver à soie crée son cocon mais oublie d’y faire une fenêtre. Il y meurt étouffé.

Les cocons sont plongés dans de l’eau très chaude, qui permet de séparer les fils. Une machine tisse les fils. Ils sont ensuite colorés avec des composants naturels : curcuma, safran, indigo, etc.

Le métier à tisser requiert une dextérité et de la patience : faire des nœuds, suivre le patron, tasser les fils puis les couper avec des outils spéciaux de cet art.

Le tapis de soie a, de ce fait, une grande valeur commerciale et il est coutume de négocier le prix.

Je me suis prêtée au jeu, le résultat sera dévoilé pour mes 30 ans, merci ma marraine pour ce pacte !
Mes impressions
– Hammam : une séance à l’arrivée (pour se détendre de notre vie occidentale stressante, ce que je n’ai pas fait) et une avant le départ. Ce lundi matin j’avais les bains pour moi toute seule, comme une princesse ! Personnes pudiques, réfléchissez, pas de maillot pour le massage 😉

– Goûter à TOUTE l’excellente nourriture d’Istanbul, je m’en suis délecté avec bonheur ! Et surtout celle proposée par les Turcs hors des restau’, MERCI İbrahim et Zaza !!

– Des conseils pour un tapis ou d’excellents moments de bavardage autour d’un thé ? C’est ici, chez ma famille turque

Question quartiers
😍 Şişhane me fait penser à Monmartre à Paris : ruelles pleines de belles découvertes artistiques et apaisantes, j’adore ! Grimper en haut de la Galata tower pour une vue d’Istanbul à 360° (prix : 45₺. Si vous n’avez pas assez de liquide, demandez à votre voisin français derrière vous de vous avancer et remboursez-le en euros 🙃)

🤩 Haliç très apaisant et offrant une vue époustouflante sur le Bosphore, une belle pause pour un café turque

🤩 Kadıköy quartier « Bobo », de multiples cafés tous aussi différents les uns que les autres, pour chaque envie, chaque personnalité, boutiques de créateurs, les pieds dans la Marmara Sea

🤔 Quartiers Sultanahmet et Eminönü : vieux quartiers, bruyants, bondés, bordéliques mais néanmoins très jolis et chargés d’histoire(s)

😒 Taksim ne m’a rien apporté, Üsküdar seulement un beau coucher de soleil

2830 mosquées, 84 églises, 11 synagogues, un trait d’union entre l’Europe et l’Asie, un pays d’Orient, parfois un fossé entre la religion et la « liberté de la femme », des quartiers étouffants et d’autres époustouflants, tous chargés de leur Histoire. Istanbul est indéfinissable pour moi, elle se doit d’être vécue, à vous de vous en faire votre propre opinion !
L’échappée belle
L’âme de la rue m’étouffe
Il y a du monde partout
Le bruit fuse de toute part
Je m’y perds, suis désorientée
Je m’engouffre dans cette ruelle
Elle m’appelle, murmure mon nom
Elle me dévoile ses secrets
Sa lumière, sa nature, son calme
Je m’y ressource, je respire
J’immortalise ce moment de pur bonheur
Le photographie
Et l’imprime dans mon esprit
Dans mon cœur
Je m’en nourrit

Mes meilleures histoires
Après une longue journée de marche et de découvertes, sur le chemin du retour, près de mon auberge de jeunesse, un vendeur m’interpelle. Bô, personne ne m’attend chez moi (faute de maison), je me prête au jeu et m’arrête un moment. Ils sont trois turques et me proposent un thé à la pomme. Je m’assied, nous commençons à discuter. Alors que je m’apprête à prendre congé, Ibrahim me demande si j’ai mangé. Hayıt. Ils m’invitent à dîner avec eux, la mère d’Ibrahim a préparé un repas que nous allons partager dans la boutique.
Début d’une belle amitié, née d’une rencontre fortuite, d’un échange de confiance, d’un temps pris au décours d’une main tendue.
Au sortir de ce moment, j’aperçois des cartes postales dans l’entrée d’un hôtel. J’entre et vois le prix. Beark ! Je dis au maître d’hôtel que ce prix élevé est pour les touristes. Il me répond que je ne suis pas une touriste et me propose -60%. Je préfère, j’achète 😉
Et une petite dernière à l’aéroport. Je discute avec un gars avant le passage des passeports. Nous nous retrouvons après la fouille des bagages et il me propose de le suivre, il connaît un endroit « en haut ». Il a en fait une business card et nous avons donc accès à … un endroit pour les VIP : à manger à profusion (spécialités turques, je dois goûter à tout… Même si j’ai déjà mangé 😌) et à boire (vin et alcools forts -❤️Bailey’s❤️) gratuits à volonté !!! Le tout est de ne pas louper son vol dans toute cette euphorie 🙃
Un moment hors du temps

Comme ils disent ici : Inch Allah !