Le sud du Laos

KongLor : un petit paradis sur Terre

Imaginez-vous au Spring River Resort, dormir dans un bungalow construit en bambous tressés, vous réveillez au milieu des bananiers inondés de soleil, avec une vue sur une petite montagne, le chuchoti de la rivière lagoon vous appelant.

Imaginez-vous marcher, un deux janvier sous trente degrés, sur une petite route bordée de champs, rizières, maisonnettes, vaches, et sauter dans un bateau.

Imaginez-vous alors en spéléologue, muni d’une lampe frontale puissante pour admirer la majesté de la nature, le lit de la rivière traversant une montagne, sur sept kilomètreseet demi, l’ayant sculptée, remodelée à souhait pour notre plaisir exquis.

Imaginez-vous toujours, débouchant dans une quiété, arbres apaisants, les pieds dans l’eau, observant le travail d’une tisseuse, et vous mettre en selle d’un vélo, à la découverte de Natane.

Continuez d’imaginer que vous vous arrêtez dans une école demander votre chemin. Il vous est présenté le professeur de littérature, qui vous remercie de votre visite car grâce à vous il peut pratiquer son anglais.

Travaux pratiques : construction d’un mur après être aller prendre du sable et du l’eau, à pied pour certains, en scouter pour d’autres, à la rivière un peu plus loin

Imaginez-vous alors faisant le tour des classes et des enfants, heureux de vous rencontrer mais timides pour les photos.

Imaginez-vous toujours vous faire ensuite inviter à visiter le potager du professeur et vous voir offrir un concombre, en partage.

Imaginez-vous tout cela…
Ce paradis existe !

Pékin express : je suis prête 😉

Retour à la réalité, je suis tout de même au Laos. Alors, pour me rendre à Takhek, je prends un premier tuktuk, pendant une heure, dans lequel je dois jouer des pieds avec les sacs de riz pour me faire une place « confortable ». Un tour de cou en guise de masque pour me protéger de toute la poussière qui vole.

Et je suis transbahutée dans un second tuktuk où, à première vue, il n’y a pas de place car les banquettes extérieures sont occupées. Un banc de fortune à été installé au milieu. Ma doudoune-qui-sert-à-tout me permettra de m’inventer un siège. Nous sommes donc vingt-deux adultes, cinq enfants et un bébé à l’arrière, plus un scouter attaché sur le marche-pied. Je suis la seule étrangère. Ma voisine, la mère du bébé, est logée à la même enseigne que moi. Elle utilise son écharpe pour soutenir son enfant. Nous devons nous accrocher aux barres au dessus de nos têtes pour ne pas tomber lors de ces nombreux virages. Un bruit venant du banc nous surprend tous : il est en train de flancher. Nous le remettons en place une fois, puis deux puis trois et quatre avant de demander l’arrêt au chauffeur. Qui bricolera une mise en tension avec une corde. Le trajet était de deux heures. Mais au moins j’ai eu un siège, pas comme mes amis français qui ont dû rester debout la veille…

Ensuite, mon premier plan pour la suite de mon trajet, vers Paksé, tombe à l’eau alors j’en change une première fois. Puis une opportunité s’offre à moi et je la saisie et je me retrouve, cette fois, assise dans l’allée du bus sur un tabouret, pendant deux autres heures. Encore une fois, je suis chanceuse, un peu plus et je me serais retrouvée dans la soute avec les valises et les scouters, comme les derniers arrivés…

Dépaysement assuré et les normes de sécurité, on oublie !
L’aventure continue 😂

Le marché Daoheuang de Paksé

Je suis surprise. Presque éberluée par cette quantité. De riz. Des sacs de peut-être cinquante kilos. À foison. Je m’arrête et demande une photo. Ces femmes rient, surprises à leur tour de cette incongruité. Elles se prêtent au jeu, posent, enlèvent leur masque pour me sourire. Les jeunes comme les plus âgées partagent ce moment. D’échange en toute sincérité.

Je veux goûter. Tous ces fruits m’attirent. Toutes ces couleurs, ces formes, ces odeurs. Je veux tester chaque nouveau fruit. Mais je n’en veux qu’un seul de chaque. Surprenant pour ces vendeuses. Et je veux en faire profiter chacune. J’achète un fruit ici. Je veux en acheter un autre là. Cette primeure ne comprend pas ma requête alors la première primeure vient traduire ma demande. Elle fait de même chez cette autre voisine. Elle rigole. Je lui demande une photo. Elle est gênée mais ses amies l’encouragent. Elle pose. Nous sommes contentes.

Les pieds dans l’eau, la tête dans les caféiers

C’est ce que vous découvrirez sur la petite boucle du plateau des Bolavens. Les multiples cascades sont toutes très différentes les unes des autres et toutes aussi merveilleuses. La baignade est de mise ! Préférez les cascades moins connues (Tad Fane, Tad Yuang, Thamchampy, E-Tu, Tad Hang) et vous pourrez même éviter les touristes et vous croire seul au monde ou seul au Laos à nager avec les enfants du pays.

Dormir dans une plantation de café, en déguster tout au long de la route, échanger avec ces travailleurs de caféiers, admirer ce service dans des tasses faites en bambou, savourer ces odeurs et ces délicieux arômes… J’adore !

La conduite d’une voiture est assez aisée dans ce coin-là et c’est une expérience unique : ici, la réglementation se fait au feeling, en fonction des autres usagers et des animaux. Ayez confiance en vos capacités de conducteurs et un bon copilote, surtout si vous êtes pressés par le temps pour rendre la voiture de location…

Aucun intérêt de vous montrer une photo du bolide, profitez plutôt de ce beau décors 😉

Merci Amandine et Fabien pour ces moments magiques !

Un havre de paix et de sympathie

Vue sur le Mékong, dans le jardin d’un temple, souvenirs d’enfance

Champasak, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Entre le Mékong et les petites montagnes, les rizières à foison, les sourires et la gentillesse des locaux, c’est un régale !
Le Vat Phou vaut bien évidemment le détour. Vestiges d’un temple hindoue construit entre le 5ème et le 15ème siècle, dans un lieu idyllique, sous ces multiples arbres laotiens dont une fillette vous offrira peut-être une fleur.

Boulzi a été sacré « Roi du Vat Phou » par le soleil 🙃

Visite d’une rizière ❤️

Je ne parle pas le lao et cette femme ne parle ni anglais ni français. Alors je prends mon temps. Je la regarde travailler. Un chapeau « chinois » pour se protéger du soleil, les pieds nus dans l’eau, elle prend quelques épis, les coupe, les regroupe, les lie, puis recommence.

Les grenouilles chantent pour elle et les libellules dansent au dessus de sa tête. Je la salue. Je lui demande l’autorisation d’entrer dans sa propriété, de la regarder de plus près. Je veux comprendre. Je mime tout cela et je me glisse entre les bambous représentants la porte. Je suis fascinée. Je l’admire. Répéter ces gestes. Je lui demande une photo, en souvenir, et la remercie grandement, khobchairai !

De belles rencontres

Un tour de vélo dans les villages voisins me permet de rentrer plus en contact avec la population Lao. Tout le monde me salue et me sourit, certains jeunes enfants me dévisagent, d’autres m’interpellent.

Ce monsieur est content de parler français et de me raconter l’arrivée des français en 1964. Il me pose des questions sur ma vie.

Cette dame coupe des bambous. Je m’arrête pour la regarder. Elle comprend que je souhaite la voir confectionner un de ses paniers fait de bambous que chaque famille laotienne détient pour servir le riz. L’on me propose une chaise et je la regarde, pendant une heure, tresser ces bouts de bambous avec professionnalisme.

Mes bonnes adresses

Elles ne manquent pas, ici. « Champasak in love » pour dormir, au calme dans une Guesthouse aux hôtes fort sympathiques. « Home made restaurant » pour une cuisine délicieuse et peu chère, « Dok Champa » pour changer un peu. « Chez Maman » pour un plaisir des yeux, une boutique de souvenirs tenue par une française, qui vous racontera avec plaisir son partenariat avec les populations locales pour vendre les créations faites mains des laotiens. « Théâtre d’ombres et de lumières de Champasak », pour la projection d’un film des années 40 -si la séance n’est pas annulée- ou un jeu de marionnettistes en ombre et lumière au son de la musique laotienne de douze hommes, en live.

Au fil du Mékong : les 4000 îles

Des enfants qui s’amusent au soleil couchant

Un flot de bungalows. Une flopée de restau’ à bons prix. Des hamacs à foison. Des îlots par centaines. Prendre son temps est de mise ici. Ça dort, ça chile, ça profite. D’autres encore fument et boivent ou se font servir des happy pancakes et autres « joyeusetés »… Le vélo est facile pour découvrir l’île voisine. Et ses cascades.

Merci à ma photographe Nora 🙃

L’artisanat du métier à tisser.

Les petites plages et le Mékong tendent leurs bras.

Je prends mon temps, je me pose un peu. Et je trouve des pépites d’or !!!

Je vais être riiiiche !

C’était une petite pause avant de fermer la porte laotienne et de continuer au Cambodge…

Publié par Gwendoline

La vie s'écoule Telle une rivière Tantôt paisible Ou chahutée Faite de remous Nous éclabousse Impitoyable Semée d'obstacles Ou bien d'épreuves A vivre en jeux Pour s'éprouver Se découvrir Et puis en rire De joie de vivre De découvertes Et de rencontres A demi-mots Ou sincèrement A vivre à fond Au plus profond De tout notre être Et simplement ... vivre

8 commentaires sur « Le sud du Laos »

  1. Tous ces paysages, toutes ces rencontres, tu fais l’expérience de la beauté et de l’humanité et tu nous fais rêver !
    Nous regardons ton blog en famille et à chaque fois, nous sommes très heureux d’avoir de tes nouvelles.
    Gros Bisous
    Les corsaires : Nolan, Maéna, Olivier et Vanessa

    Aimé par 1 personne

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