Bienvenue en Nouvelle-Zélande

Voilà une semaine que j’ai posé mon sac sur le sol néo-zélandais, à Christchurch. Ici c’est l’été, et je ne suis pas trop dépaysée de la Bretagne : une moyenne de vingt degrés, du vent, parfois de la pluie et à d’autres moments du soleil.
Les maisons sont souvent de plain-pied : il y a plein de place alors pourquoi s’embêter à construire en étages ? Elles sont, pour bon nombre, de style néo-zélandais, qui ressemble fortement aux maisons australiennes. Les voitures aussi prennent de la place ici 😉

La population est très sympathique et accueillante, je reçois régulièrement un « comment allez-vous » en salutation. Si je comprends… L’accent est hard, ici, et il a fallu un petit temps d’adaptation à mon oreille pour comprendre les gens, ne serait-ce qu’un petit peu !

Point alimentation

De mon point de vue « professionnel », l’hygiène alimentaire est à revoir. Les plats typiques, et consommés régulièrement, sont, avant tout, le fish & chips, traditionnellement consommé en bord de la mer – alors petite baignade obligatoire pour tester la température de l’eau à Christchurch (la même qu’en Bretagne !).

Il y a aussi les pies – sortes de friands – et les toasts fourrés aux spaghettis, au cheddar et à la sauce tomate. Et je retrouve le Vegemite que j’ai découvert en Australie, et finalement ça passe bien !

Les taosts aux spaghettis

Beaucoup de gras et de sucre, qui se reflète sur la population.
Ils ont tout de même l’opportunité d’avoir des repas très variés et équilibrés, je ne fais pas de généralité, juste un constat, et je me régale ! J’ai même testé les moules et les palourdes !

Et quand on me laisse les commandes de la cuisine, quoi de plus naturel que de préparer des crêpes 🙃

Expérience Workaway

Après trois mois « sur les routes » et dans des pays pauvres, je suis fatiguée, mon corps aussi, et j’ai besoin d’une petite pause. Fatiguée de la pauvreté, d’être parfois seulement considérée comme un porte-monnaie sur patte, et de tous ces déchets au bord des routes, des chemins et dans les ruisseaux. Je l’avais anticipé, cette fatigue, et c’est donc ainsi que je suis arrivée chez Laurence, en Workaway, afin de l’aider dans de menus travaux en échange du toit et du couvert.
Laurence doit rénover sa maison qu’elle met en location car de précédents locataires l’ont, pour ainsi dire, saccagée.
Je m’occupe en premier du jardin, laissé à l’abandon. Je désherbe pendant près de deux jours et cela me fait un grand bien !! Je me reconnecte à la nature, et à moi, je pense beaucoup car suis seule face à moi-même et c’est très bien. Je réfléchi à mon avenir, à mon devenir, à mon passé aussi, aux personnes qui ont croisées ma route et avec lesquelles je souhaite continuer un bout de chemin. À celles qui au contraire me nuisent et avec lesquelles je ne souhaite pas garder de contact en rentrant. C’est aussi ça de faire un tour du monde en solitaire, se retrouver face à soi-même ! C’est fatigant car il fait être vigilant régulièrement et personne d’autre ne peut l’être pour nous. C’est aussi cela qui est intéressant.
Je rencontre une mante religieuse – un mâle ou un bébé, je ne sais pas –, et plein d’autres petites bêtes tels que des grillons, des bourdons, des criquets et des araignées. Je trouve aussi un nid avec trois œufs, de merles semble-t-il. Et je profite des quelques fleurs du jardin, aux couleurs roses et violettes.

Les autres jours, j’ai fait de la peinture et du nettoyage.
Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour visiter Christchurch. La ville en elle-même n’a pas grand intérêt. La Nouvelle-Zélande est belle avant tout pour sa nature !! Le jardin botanique est très sympa avec son potager, ses canards et ses mouettes et tous ses oiseaux, ses cigales et ses abeilles, ses arbres majestueux et ses très nombreuses fleurs, ses points d’eau et son concert de musique classique le dimanche.

Le musée mitoyen est très intéressant, notamment la partie sur la « naissance » de la Nouvelle-Zélande – malheureusement je n’ai pas le temps de vous en dire plus, la route m’appelle pour la découverte de ce beau pays ! Vous pouvez lire « Le pays du nuage blanc », de Sarah Iark, dont je me remémore avec plaisir ici.

La ville de Christchurch a beaucoup souffert des tremblements de terre des années 2010 et 2011. Beaucoup de choses sont encore à reconstruire. La cathédrale a été laissée en l’état, en souvenir de cette tragédie.

Le Street Art fleuri partout dans la ville pour embellir les dommages.

Ferrymead nous replonge dans le passé de la Nouvelle-Zélande, à l’époque des premiers colons. Et son festival de musique « Nostalgia », aux couleurs hippies et à la musique variée, est une bonne fin pour clore cette semaine de Workaway. Merci Laurence !

Dans le vieux train de Ferrymead, Laurence et sa fille Natacha

La Nouvelle-Zélande : un pivot

Après trois mois de bourlingage, j’ai redécouvert le « luxe », en arrivant. De pouvoir boire l’eau directement au robinet sans devoir utiliser de médicament ou de filtre pour la purifier. De me retrouver dans des « grandes maisons » tout confort. D’avoir une cuisine toute équipée pour faire mes propres repas.
Dans le supermarché, j’étais comme une enfant dans un magasin de jouets : une large gamme de choix de toutes sortes de produits, où je trouve tout ce dont j’ai envie, plus que de besoin.

Tout cela m’a fait beaucoup réfléchir.
Sur ma consommation tout d’abord : de dentifrice, de crème, de shampooing par exemple. Lorsque l’on doit économiser au jour le jour pour tenir le plus longtemps possible avec le même produit, pour des raisons financières, de place et de ressource. Pas de place pour le gaspillage !
Le​ temps n’a pas la même valeur en Tour du Monde. Il passe vite et à la fois cela paraît si long, déjà 3 mois et j’ai l’impression d’en avoir vécu le double voir le triple.

La Nouvelle-Zélande marquera la moitié de mon parcours et aussi un pivot de mon voyage et de ma vie, une new-Gwen pour reprendre le palindrome de Fabrice 😉

Je continue ma route

Publié par Gwendoline

La vie s'écoule Telle une rivière Tantôt paisible Ou chahutée Faite de remous Nous éclabousse Impitoyable Semée d'obstacles Ou bien d'épreuves A vivre en jeux Pour s'éprouver Se découvrir Et puis en rire De joie de vivre De découvertes Et de rencontres A demi-mots Ou sincèrement A vivre à fond Au plus profond De tout notre être Et simplement ... vivre

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